RDC: nombreuses questions après le tragique naufrage d’un bateau

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En RDC, le vice-gouverneur de la Province orientale effectue une visite de réconfort à Isangi, destination jamais atteinte par la baleinière qui a fait naufrage dans la nuit de lundi à mardi sur le fleuve Congo.

Une vingtaine de cadavres ont pu être repêchés, mais le bilan du naufrage d’une baleinière sur le fleuve Congo en début de semaine demeure extrêmement incertain car le nombre total de passagers reste inconnu. Il y aurait eu à bord entre 250 et 400 personnes, alors que le manifeste de bord ne signalait que 39 passagers.

Le vice-gouverneur de la Province orientale, Pascal Mombi, s’est lui rendu à Isangi, lieu d’arrivée prévu du navire. « Pour les disparus, je ne saurais vous donner les chiffres exacts dans la mesure où au départ, il y a vraiment une discordance entre les chiffres repris sur le manifeste et l’embarquement qui s’est fait de façon clandestine, a-t-il expliqué. Tout le monde n’était pas enregistré, surtout les bébés, les enfants qui allaient en vacances, ainsi que les étudiants, les élèves. »

Jusque-là, les autorités se fient aux déclarations des rescapés qui avancent le chiffre de 250 à 400 personnes. Mais elles espèrent retrouver « le gérant du bateau », ainsi que le propriétaire, afin d’éclaircir ce point crucial, tant pour les équipes de recherches que pour l’enquête qui commence.

Etablir les responsabilités

En effet, une information judiciaire a été ouverte. Selon Pascal Mombi, d’innombrables manquements aux règlements depuis le départ de la baleinière à Kisangani expliquent la catastrophe : « Le bateau qui avait requis l’autorisation du commissaire fluvial à 14h40, est allé accoster dans un port privé à 17 heures. C’était, pour lui, le temps de prendre d’autres personnes et marchandises, ce qui a surchargé le bateau. Et il a quitté le port privé, non homologué d’ailleurs, aux environs de 23 heures. Donc la navigation s’est faite la nuit alors qu’il y a une interdiction formelle de naviguer la nuit. »

Derrière ces surcharges, il y a aussi, selon le vice-gouverneur de la Province orientale, le phénomène du monopole de la navigation : « Il y a des dizaines de baleinières qui doivent naviguer mais les responsables de ces baleinières acceptent de faire la navigation à tour de rôle, pourvu que que chacun puisse remplir les personnes et les marchandises pour maximiser les recettes. »

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RFI
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