Marine Le Pen reçoit le prix du menteur de l’année

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La présidente du Front national Marine Le Pen a remporté le prix du menteur de l’année pour ses nombreuses fausses affirmations sur les migrants.

La présidente du Front national Marine Le Pen a remporté le prix du menteur de l’année pour ses nombreuses fausses affirmations sur les migrants pendant la campagne des régionales, selon France Info. Le jury a été composé par des journalistes et présidé par le politologue Thomas Guénolé.

Il s’est avéré que Mme Le Pen, qui préside un parti eurosceptique et qui se prononce contre les migrants, est la personnalité politique qui a proféré le plus de mensonges au sujet des statistiques migratoires.

Le jury a pointé du doigt les nombreux propos de Mme Le Pen, dont ces déclarations lors d’un entretien à iTELE au cours duquel elle avait surestimé le nombre de migrants qui arrivent chaque jour en Europe par la Méditerrané.

Autre fait d’armes de la présidente du Front National: le tweet dans lequel la dirigeante du FN avait déclaré que des pompiers de Calais avaient été attaqués par des migrants, ce qui a été par la suite démenti par les pompiers eux-mêmes.

Mme Le Pen a été également accusée d’avoir gonfler les statistiques au sujet de la répartition hommes-femmes entre les migrants. D’abord elle a déclaré qu’ils étaient à 99% des hommes, puis elle a baissé ce chiffre à 75%. En réalité, selon les statistiques, 69% des migrants étaient des hommes.
Le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a pour sa part reçu deux prix: pour avoir relayé la version mensongère du Raid selon laquelle l’assaut de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) avait été lancé sous un déluge de feu des terroristes et pour avoir exagéré le nombre de reconduites à la frontière dans le simple but de prouver aux Français qu’il était plus ferme que la droite lorsqu’elle était au pouvoir.
Le président français François Hollande a aussi reçu un prix pour avoir tenté de vanter le « bon bilan » de des perquisitions sous le régime de l’état d’urgence (3000 au total) alors qu’elles n’ont permis de lancer que 4 vraies procédures antiterroristes.

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